
Gabriela Mistral, la poète de la maternité et de l’Amour Universel.
Gabriela Mistral, de son vrai
nom, Lucila Godoy Alcayaga, naquit à Vicuña, petite ville du nord Chili, dans
le secteur de Montegrande, près de
Mais chez Lucila aussi on vivait pauvrement. Elle connut une enfance marquée par le manque d’argent, la seule ressource du foyer n’étant que le petit salaire d ‘institutrice de sa demi-soeur.
Elle gardera toute sa vie ce sens de l’économie, cette compréhension des miséreux et des affamés, ce manque d’attirance vers les choses considérées « futiles » ou « élégantes et chères ». Attitudes qui lui valurent les louanges et la sympathie des gens qui se reconnaissaient en elle : « Une chilienne simple, d’un petit coin de campagne ».
A la maison elle apprit, instruite par sa soeur institutrice, tout ce qu'un enfant doit apprendre normalement à l’école. Car, un fait incroyable, produit de la bêtise ou de l’ignorance, la marqua profondément (voir dans son « Autobiographie »). En effet, l’institutrice de l’école primaire de Vicuña, l’ayant accusée d’avoir volé du papier à écrire, elle est expulsée de l’école à l’âge de 9 ans.
A l’âge de 14 ans, elle doit
aussi aider économiquement sa mère, qui était une femme de santé fragile.
Ainsi, elle est placée comme aide institutrice dans une petite école près de
Coquimbo, nommée «
« . Des trois villages où j'ai vécu,
"Ils commencèrent à m'aider dans la vie quotidienne. Chacun à son tour
m'amenait un cheval tous les dimanches, pour que je puisse me promener avec
l'un d'entre eux qui m'accompagnait. Ils me portaient une sorte de "paye
scolaire", des patates douces, des concombres, des melons, des pommes de
terre, etc. Je les aidais à égrener le maïs et leur racontais des contes russes
et j'écoutais ceux qu'ils me racontaient à leur tour. Cela fut, peut-être, le
plus chaleureux contact que j'eus avec
les paysans, après ceux de
La
jeune institutrice laissera le souvenir d’une grande jeune fille, un peu
timide, avec des magnifiques yeux verts et des mains blanches, longues et
fines, « comme celle des lys ».
Elle
continue à écrire et publie dans les périodiques de son village :
« La voz de Elqui » et «
1908-
Elle figure pour la première fois dans une anthologie dédiée à
«
1909 –
deuxième choc psychologique (voir son « Autobiographie »), son fiancé
Romelio Ureta, se suicide.
Elle
rentre comme surveillante d’études au lycée de jeunes filles de
1910 –
Elle passe l’examen d’entrée à l’Ecole Normale de Santiago, où elle sanctionnera
ses années de pratique pédagogique passées depuis l’âge de 15 ans et est nommée
institutrice à l’école primaire de Barrancas.
Elle
gravit les échelons dans la carrière d’enseignante : Professeur au lycée
d’Antofagasta, professeur de langue espagnole au lycée de jeunes filles de Los
Andes ; directrice de lycée de jeunes filles de Temuco, avant de commencer
une carrière dans la diplomatie, représentant le Chili à travers le monde.
Mais ce
chemin parcouru est précédé des événements suivants :
1914 –
C’est une année phare pour Lucila Godoy Alcayaga : sous le pseudonyme de
Gabriela Mistral, elle est Premier Prix dans les Jeux Floraux de Poésie de
Santiago, avec « Los Sonetos de la muerte » (Les Sonnets de la mort).
Son
pseudonyme lui a été dicté en accouplant un nom et un prénom des deux de ses
auteurs préférés : Grabriel d’Anunzio l’italien, et Frédéric Mistral,
l’auteur franco-provençal. La légende qui entoure cette remise de Prix raconte
que n’ayant pas des vêtements appropriés pour aller recevoir ce Prix, elle
assista à la nomination depuis le poulailler du théâtre, perdue au milieu de la
foule. Des lors, Lucila Godoy Alcayaga ne deviendra que l’ombre lointaine de
Gabriela Mistral.
Il serait très long d’énumérer ici le parcours
de Gabriela Mistral, aussi, nous vous présentons un résumé de sa vie
tourmentée, de ses succès, joies et peines, puis des brefs extraits de quelques
uns de ses poèmes qui illustrent ce parcours exceptionnel
Elle
raconte très bien dans son « Autobiographie » l’énorme poids des deux
chocs psychologiques (cités plus haut) qu’elle a subis. Ces chocs dont, au
fond, elle ne s’est jamais remise. La première humiliation, injuste, où
paralysée d’épouvante dont elle ne s’est pas défendue.
« Muette, incapable de me mettre debout… »
racontera-t-elle. Et elle a eu beaucoup de mal à pardonner. Elle restera
longtemps marquée par le « sceau de l’infamie ».Cette accusation la
poursuivra jusqu’à son adolescence, et au moment de sa rentrée à l’Annexe de
l’Ecole Normale de Santiago, une ex-condisciple se chargera bien de ternir sa
réputation auprès des professeurs et élèves.
Le
deuxième choc, sera la mort de ce fiancé qu’elle finira par magnifier dans son
souvenir. Ce choc émotionnel, marqué par la désillusion amoureuse la plus
terrible, qu’elle n’eut de cesse de rassasier, lui inspirera les magnifiques
vers qui la feront remporter le Premier Prix des Jeux Floraux, avec
« Les Sonnets de
« De la niche glacée où t’ont muré les
hommes
Je te mettrai dans l’humble terre
ensoleillée.
Les hommes n’ont pas su que je dois y dormir,
Que nous devons rêver sur le même
oreiller »
(Traduc. Claude Couffon. Ed Orphée..
Puis,
les chants d’amour et de douleur. Une douleur infinie qui semble ne jamais
disparaître, sont présents dans toute la première partie de son œuvre, et
jusqu’à sa « maturité d’écrivain » où elle chantera la terre, les
enfants, l’amour filial.
« Honte »
Me regardes-tu et je deviens belle
Comme l’herbe que couvre la rosée,
Et les grands roseaux, près de la rivière,
Ne reconnaîtront mon air triomphant
« Poème de l’enfant »
Un enfant, un enfant, un enfant ! J’ai
voulu un enfant de toi
Et moi, en ce temps-là, en ces jours de
l’extase ardente
Où mes os eux-mêmes tremblaient sous ton
roucoulement
Et un immense éclat grandissait sur mes
tempes.
« L’inutile attente »
J’avais oublié que ton pied était devenu
cendres
Et comme dans les temps anciens
Je suis sortie pour attendre.
« Le vase d’argile »
Je rêve avec un vase d’argile humble et
simple
Qui garderait tes cendres tout près de mon
regard
Le côté de ce vase serait une de mes joues
Et ton âme et mon âme pourraient dormir en
paix.
Sa
sensibilité exacerbée ne fut pas épargnée non plus par « le regard des
autres ». Contrairement aux poètes argentines Delmira Agostini et
Alfonsina Storni, ou même à l’uruguayenne Juana d’Ibarbourou, qui ont chanté
l’amour sensuel et par là même leurs revendication des femmes, elle se retrouve
longtemps isolée, rejetée, enfermée dans son silence et sa timidité.
Le
Chili est, avant tout, une terre de pionniers. Tous ceux qui y vivent ou ont
grandi sur cette terre-là, savent que soit au nord, au sud ou au centre, le
Chili a reçu des courants d’émigrations venant d’Europe occidentale, ou de
l’Europe tout court, construisant au sein même de la société chilienne,
« une caste », où les étrangers arrivant pour s’y installer et vivre
dominèrent rapidement le reste de la société métisse.
Dans
son «Autobiographie», G. Mistral nous
montre deux exemples frappants et impensables ici en Europe.
La
directrice du lycée, où elle travailla à
Les
forces vives de la nation étaient écrasées par des interventions extérieures.
Heureusement, ceci ne dura que jusqu’à l’avènement de Don Pedro Aguirre Cerda,
le premier gouvernement d’Unité Populaire à arriver au pouvoir.
1917 – 55 poèmes lui appartenant figurent dans les livres de lecture, édités en cinq volumes différents, par Manuel Guzmán Maturana, chargé de fixer les règles grammaticales, ainsi que le contenu des écrits à enseigner aux élèves des écoles.
1918 –
Don Pedro Aguirre Cerda la nomme Professeur de langue espagnole et directrice
au lycée de Punta Arenas.
1920 –
G. Mistral est nommée avec les mêmes charges au lycée de Temuco
1921 –
Création du lycée N°6 de Santiago, la poète en est sa première directrice.
1922 –
Premier voyage hors du pays. Elle est sollicitée par le gouvernement mexicain,
qui devait mettre en place tout un système scolaire pour les paysans et les
écoles d’alphabétisation, ainsi que pour le reste du Mexique. La dictature de
Porfirio avait pris fin, c’était presque la fin de ce qu’on a nommé « la
révolution mexicaine ». Obregón, le nouveau président avait désigné le
poète José Vasconcelos pour organiser les programmes scolaires. Palma Guillen
de Nicolau faisait partie du comité d’accueil qui allèrent chercher G. Mistral,
et elle raconte :
« Diego (Rivera) était en train de
peindre ses magnifiques fresques du premier patio du Secrétariat de
l’enseignement. On peignait, on faisait de la musique et de la poésie, on
lisait, on dansait. On faisait tout ce qu’on n’avait pas pu faire pendant 12
années de guerres et de dictature(…) Gabriela Mistral descendit du bateau, elle
arrivait de son lointain pays, nous sommes allés en comité de réception. Elle
me donna l’impression d’être une fille un peu imbue d’elle même. Elle était mal
fagotée, avec ses jupes trop larges, ses chaussures à talon plat et ses cheveux
ramassés dans un chignon bas. Je me rappelle ses yeux craintifs (elle avait des
magnifiques yeux verts). Ses yeux, presque toujours cachés sous ses paupières
tombantes, avaient deux façons de regarder : un regard rapide comme celui
d’un éclair, où il pouvait y avoir de l’enchantement, la surprise ou la colère,
ou bien la crainte, ou alors un regard serein, soutenu, semblable à une eau
claire, avec beaucoup de lumière, de la compréhension, du repos ; mais la
plupart du temps ses yeux étaient tels deux oiseaux craintifs (…). Pendant les
deux années passées à ses côtés j’ai connu une Gabriela gaie, sa façon un peu
paysanne de rire, le don qu’elle avait pour raconter des blagues, faire des
imitations et des caricatures, sa grâce un peu maladroite qui me faisait rire.
Cette
même année 1922, le professeur Federico de Onís, de
l’Université de Columbia à
New York, choisit la poésie de Gabriela Mistral pour faire une
conférence,
devant un parterre de professeurs d’espagnol. A la fin de cette
conférence
ceux-ci manifestèrent le souhait de connaître davantage l'oeuvre de
l'auteur et, oh surprise! ils apprennent qu’elle n’a jamais
été éditée, que ses
créations se trouvent éparpillées dans des
anthologies ou dans des journaux et
revues du Chili ou d’autres pays d’Amérique Latine.
On décide de l’éditer d’où
il en sort « Désolation »,
une compilation de soixante trois poèmes, avec une thématique rigoureuse :
La vie, L’Ecole, Rondes infantiles,
1923 –
Le Mexique publie « Lecture pour
femmes », livre produit du travail que Gabriela mena avec l’équipe
pédagogique de Vasconcelos. On y trouve dans ce livre une anthologie des textes
divers et des auteurs tant étrangers que sud–américains. Tous ces textes sont
divisés en thèmes : Le Foyer (La maison et la famille),
1924 –
Premier voyage en Europe. En Espagne elle publie « Ternura » (Tendresse ). Elle visite l‘Espagne,
l’Italie,
1925 –
Elle revient en Amérique du Sud, où elle est reçue avec les honneurs au Brésil,
l’Uruguay et l’Argentine. Elle reste quelques mois au Chili, où elle est mise à
la retraite de l’Enseignement secondaire par le gouvernement chilien.
1926 –
G. Mistral est nommée secrétaire d’une des sections du continent américain aux
Nations Unies. Elle visite en passant, l’Argentine et l’Uruguay, elle part à
Genève occuper son poste de Secrétaire de l’Institut de Coopération
Intellectuelle de
1927 –
Elle représente le Chili dans le Congrès des professeurs et des éducateurs,
dans la ville de Locarno, en Suisse.
1928
–Représente le Chili et l’Equateur au Congrès de
1930 –
Elle donne des cours et des conférences
sur l’enseignement secondaire, invitée par le gouvernement des Etats Unis.
1931 –
Visite l’Amérique Centrale et les Antilles ; donne des cours de
littérature hispano-américaine à l’Université de Porto Rico et dicte des
Conférences à
1932 –
Début de sa charge consulaire. La poète est nommée à Gêne mais elle ne peut pas
exercer ses fonctions, car elle s’oppose au régime fasciste.
1933 –
Elle est envoyée à Madrid, pour occuper le poste laissé vacant par un autre
écrivain chilien, Don Victor Domingo Silva. Mais le poste de Consul Général est
déjà octroyé à Pablo Neruda. Elle réside quelque temps à Madrid. A ce sujet on
raconte la « rencontre » de ces deux Prix Nobel : « Deux consuls, rien de plus !
et tous les deux poètes, coïncident en temps et en espace. Ils ne s’entendaient pas trop bien. Des abîmes les séparaient, mais ils restaient
tous deux au sommet de leur art. Ils ne
fréquentaient pas les mêmes amis, sauf à quelques exceptions
près.
Cependant quel autre pays pouvait compter, comme le Chili à cette époque-là,
avec deux personnalités de la force de Gabriela et de Pablo ? (écrit
Carmen Conde)
Ensuite elle prend le même poste à Lisbonne..
1934 –
Publication de Nubes Blancas (Nuages
blancs) et Description brève du Chili.
1938 –
Dans un des ses voyages en Amérique du Sud et en passant par l’Argentine elle
publie « Tala », dans la
maison d’Edition dirigée par Victoria Ocampo (amie personnelle de Borges).
1941 –
Est nommée Consul Général du Chili au Brésil. Elle réside à Petrópolis, bel
endroit situé dans la montagne et près de la capitale.
1943 –
Après une agonie douloureuse, meurt son neveu de 17 ans, Juan Miguel (surnommé
Yin-Yin) qu’elle avait adopté et aimait comme son propre enfant.
1945 –
Elle apprend qu’elle a obtenu le Prix Nobel de Littérature. Elle a 56 ans. Elle
s’embarque pour Stockholm, dans le bateau suédois nommé « Equateur »,
pour aller recevoir le Prix des mains du roi Gustave Adolphe de Suède. (voir vidéo).
Cette
même année, est nommée Consul Général du Chili à Los Angeles. E.U, et ensuite à
Santa Barbara (Californie), où elle achètera une maison avec l’argent du Prix
Nobel.
1947 –
Elle est Docteur Honoris Causa du Mills College, à Oakland, Californie.
1948 –
Nommée Consul à Veracruz, Mexique.
1950 –
Elle obtient le Prix Serra des Amériques, octroyé à Washington par The Academy
of American Fransciscan History. Elle est nommée en même temps Consul du Chili
à Gênes.
1951 –
Avec beaucoup de retard (habitude très
chilienne) le Chili lui concède le Prix National de Littérature
1953 –
Est nommée Consul du Chili à New York. Elle représente le Chili à l’Assemblée
des Nations Unies.
1954 –
Elle voyage au Chili, « Lagar »
est édité à Santiago. Elle retourne aux Etats Unis.
1957 –
Après une longue et douloureuse maladie, Gabriela Mistral s’éteint le 10
janvier, à
Par
testament elle lègue tous les droits de
ses oeuvres publiées en Amérique du sud, aux enfants pauvres de Montegrande,
territoire où se trouve la ville de Vicuña, sa ville natale.
1967 –
Dix ans après sa mort, (encore ?)
2005 –
Le 1è octobre, soixante ans après l’obtention de son Prix Nobel, on
rapatrie les restes de Yin-Yin, du Brésil, pour les placer à côté du tombeau de
Gabriela à Montegrande.
On a
beaucoup dit sur le caractère de Gabriela Mistral. Il est vrai que, tel que je
vous l’ai décrit au début de cet article, ses débuts n’ont pas du tout été
couleur des roses, bien au contraire. Et tout ce qu’on a pu écrire et, par là,
la dénigrer, sur son « sale caractère », sur « ses rancunes
tenaces » ont certainement une seule explication. Elle a protégé sa
sensibilité par une cuirasse que d’aucuns ont du mal à admettre ou à
comprendre.
Lorsque
dans son « Autobiographie » elle décrit ce moment d’intense émotion
subi dans son enfance, à seulement 9 ans, et où on l’accuse de
« voleuse », on lui lance des pierres, on la jette de l’école,
l’affublant de « débile mentale » en conseillant sa mère de la former
pour les tâches domestiques « seule chose à quoi elle pourrait
servir », on sent cette grande blessure laquelle même à l’âge adulte,
saignait encore. Elle écrit notamment : « lors d’une de mes visites officielles à Vicuña, la maîtresse
d’école de mon enfance a manifesté plusieurs fois, le désir de me revoir, une
fois elle envoie une de mes ex-condisciples, qui lui tenait compagnie, pour me
demander d’aller la voir, j’ai posé la question à mon
coeur, et mon coeur n'avait pas encore pardonné" ainsi que les conséquences qui la poursuivent
tout au long de sa jeunesse lorsqu’elle voudra sanctionner son expérience par
un diplôme « légal » obtenu au sein d’une Ecole Normale.
« une fois admise dans l’Institution de
l’Ecole Normale à Santiago, je retrouve l’une de mes ex-condisciples du temps
de Vicuña, elle s’est chargée de « conseiller » la directrice de
l’époque, de mettre tout ce qui avait de la valeur, sous clé, car j’avais
« un vice », « je volais »
Pablo
Neruda, dans son livre « Para nacer he nacido » (Je suis né pour
naître) raconte son expérience vécue face à l’intransigeance de Gabriela.
« Madame Mistral était directrice du lycée de Temuco, moi, jeune poète débutant je lui porte quelques uns de mes vers à lire, elle me reçoit très gentiment, me conseille et me prête quantité de livres pour étayer un peu plus ma culture livresque. A Temuco on murmurait beaucoup sur son compte, lorsqu’elle avait adopté son neveu orphelin, quelqu’un avait lancé la nouvelle qu’elle avait voulu donner une existence « légale » à son propre fils. Or, elle n’était pas du genre à badiner avec ces choses-là. Une fois devenue célèbre et fêtée par le monde entier, dans une de ses tournées à travers le pays, Temuco s’apprête à la recevoir avec les honneurs, mais son train ne s’est pas arrêté dans cette gare. Les enfants des écoles qui avaient préparé des guirlandes de fleurs pour la recevoir, en furent profondément déçus. Non, elle n’avait pas pardonné « les rumeurs » sur son compte »
Maison de la rue Maipu
à Vicuña.
Don Geronimo Godoy
par Diomenia Carvajal
Correction de langue française : Gérard Beaude