RIGOBERTA MENCHU




BIOGRAPHIE DE RIGOBERTA MENCHÚ TUM
"Chez-moi, dans mon village,on me connaît sous le nom de Limin, mais partout ailleurs je suis Rigoberta Menchú Tum"
Elle est indigène, Maya-Quiché, et naquit le 9 janvier 1959 dans le village Laj Chimel, commune de San Miguel de Uspantán, Quiché, dans la terre du maïs: Guatemala. Rigoberta grandit au milieu des montagnes du Quiché et des "fincas" (fermes) de la côte sud du Guatemala. Une zone où année après année des milliers d'indigènes descendent travailler pour un salaire de misère, sur les terres riches des fermiers, les "finqueros", où ils produisent du café, du sucre, du coton et autres produits d'exportation. 
Depuis toute petite, elle connut les injustices: la discrimination, le racisme, l'exploitation qui fait que des milliers d'indigènes vivent dans une pauvreté extrême. La misère l'obligea à aller chercher de quoi survivre dans la capitale du pays, afin d'aider ses parents et ses frères et soeurs, mais ce sont les communautés indigènes qui lui apprirent à  s'organiser pour se défendre.
Dans cette lutte pour la terre elle perdit d'abord son frère aîné, Patrocinio, qui fut enlevé par l'armée le 9 septembre 1979, puis des fortes présemptions font croire qu'il fut en même temps assassiné, quoique jusqu'à ce jour on ignore encore où se trouvent ses restes. Quatre mois plus tard l'enlevement de son frère elle perd son père, mort brûlé vif en même temps que 36 autres personnes, dans le massacre de l'Ambassade d'Espagne.*
La mère de Rigoberta fut séquestrée le 19 avril  1980 et malgré qu'il en existe plusieurs versions sur son assassinat, on ne connaît toujours pas l'endroit où se trouvent ses restes. Puis, son frère Victor Menchú, fut aussi assassiné par l'armée le 8 mars 1983.
Ces faits sont un des arguments de R. Menchu, qui nourrissent sa recherche inlassable de sa lutte contre l'impunité et pour la Justice Universelle. Elle réussit à échapper au régime de terreur qui sévissait au Guatemala et tant que les circonstance l'ont permis elle se battit dans le travail et l'organisation des gens pour resister à l'extermination pratiqué par l'Etat.
Elle partit en éxil au Méxique en 1981. De là elle continua sa lutte inlassable et son travail de dénonciation sur le Génocide au Guatemala, et elle participa à faire connaître davantage les indigènes guatemaltèques, les mal aimés du pouvoir en place. Elle se battit ainsi pour la reconnaissance et le respect des droits des peuples indigènes du monde entier. 
Dès 1982, elle fit partie des commissions pour la Prévention sur la Descrimination  et la protection des minorités dans le cadre des Droits de l'Homme aux Nations Unies, ainsi que dans les Assamblées Générales de l'Organisation Mondiale, depuis 1993.
Sa trajectoire dans la lutte pour le repect des Droits de l'Homme, spécialement des Peuples Indigènes, firent qu'elle obtint le Prix Nobel de la Paix en 1992. Depuis lors Rigoberta Menchu Tum, continue sa mission universelle, car comme l'a dit elle même "Tant que je vivrai, le Prix Nobel que j'ai reçu aura un sens".