Valparaiso: Le Bijoux du Pacifique
Valparaiso a une longue histoire, qui date de la découverte et la conquête,
depuis 1536; du temps où Almagro découvrit le Chili. Mais il abandonna l'idée de
le conquérir, car déjà les indiens y veillaient jalousement, il s'agissait des
actuels mapuche, qui étaient montés jusqu'à sa hauteur pour repousser l'avance
des guerriers incas, qui visaient la conquête du Chili pour étendre leur empire,
et ces indiens, nommés les "picunches" (picun = nord - che= gens (gens du nord)
occupèrent le territoire jusqu'aux débuts de la conquête par Valdivia et ses
conquérants.
(Don Pedro de Valdivia, selon mon livre d'histoire que je conserve
encore)
Quand Almagro essaya de pénétrer le territoire chilien, il fut donc,
repoussé par les indiens qui l'occupaient et y veillaient jalousement. Un des
capitaines d'Almagro, qui se nommait Don Juan Francisco de Saavedra, découvrit
la mer ou mieux l'Océan qui s'étendait de l'autre côté des collines qui lui
barraient la route. Voici un extrait d'un de mes textes où je parle de
Valparaiso.
(Valparaiso, au moment de la découverte, toujours sur mon livre
d'histoire!)
Le Mythe de Valparaiso
Quand naquit
le mythe de Valparaiso?
Pour répondre à cette question, nous devons d'abord
nous tourner vers le passé, c'est-à-dire jusqu'à ce jour lointain de 1536, où
Don Juan Francisco de Saavedra (l'un des capitaines de Diego de Almagro)
découvrit cette baie cachée derrière les collines qui bordaient l'océan
Pacifique. L'histoire raconte que le capitaine resta bouche-bée devant le
panorama qui s'étendait devant lui, puis s'agenouillant sur le sol, s'écria: je
te baptise "Valle del Paraíso" (Vallée du Paradis).
Pourquoi Vallée quand il
s'agit d'un port? Don Juan de Saavedra était probablement arrivé jusqu'à la mer
en passant par des vallées et des gorges. Il avait traversé, sans aucun doute,
les vallées de Limache et de Villa Alemana, grimpé à cheval les côtes de
Quilpué, il était passé au galop entre les hêtres raulis et les buissons de
myrtes et s'était désaltéré sur les versants de Quillota et de Belloto et
peut-être même avait-il dressé le camp vers Olmué, juste au pied de la Colline
de la Campana. mais cela, l'histoire ne le raconte pas, car personne ne le sait.
Il faut alors imaginer que, au moment où Don Juan de Saavedra aperçut enfin la
mer, se rappelant toutes les chevauchées, sans oublier les montées et les
descentes, il ne put que se mettre à genoux et donner un nom à ce conglomérat de
collines, de vallées et de gorges qui se terminaient sous la caresse des vagues.
Et c'est ainsi que l'histoire commença...
Si nous regardons une carte du
Chili, nous remarquons que ce port se situe sur le 33ème parallèle et ceux qui
connaissent l'influence des parallèles sur les régions qui les bordent,
comprennent que son climat est "tempéré", les français diraient dans leur belle
langue "il fait très doux". En hiver, le thermomètre ne descend pas au-dessous
de 12° et en Été il ne dépasse pas les 30°. Température idéale, et qui dit
température idéale dit aussi ville idéale.
D'aucun se demanderont: mais alors
pourquoi parle-t-on de tempêtes, de pluies torrentielles, de tremblements de
terre qui détruisent tout et des incendies dignes d'un savant pyrotechnique? Je
leur réponds: parce que cette étroite frange de terre qu'est le Chili est un
phénomène de la nature. Il y a tout et tout arrive...quand on s'y attend le
moins.
La terre tremble et selon la magnitude du séisme ou bien l'on continue
à vaquer à ses petites affaires ou bien l'on sort en courant. La tempête fouette
les arbres, massacre les escaliers, dénude les façades des maisons, bon... il
faut planter à nouveau et repeindre tout. Les pluies torrentielles emportent les
misérables baraques accrochées là-bas sur le haut des collines...il faut se
reconstruire une maison avec de murs en planches et un toit en zinc. Une fois
passé le moment de grande frayeur, on recommence. L'habitant de Valparaiso est
ainsi fait, il est habitué à "se coltiner" son destin. mais ceci n'est pas
particulier à ce dernier, c'est aussi l'un des traits de caractère du chilien:
quand tout est fini...on recommence, sans plaintes ni larmes.
D'autres
demanderont: pourquoi a-t-elle parlé des incendies? Il est certain que le
phénomène de l'incendie est quelque chose de particulier à Valparaiso. Tout est
calme et soudain la sirène des pompiers déchire l'air. De porte à porte, de
fenêtre à fenêtre, d'un coin de rue à l'autre, courent le nom de la rue,
l'emplacement de la maison ou de la boutique et jusqu'au nom de ceux qui y
habitent... ou qui y habitaient.
La fumée noire qui succède aux flammes et
les murmures de la foule qui s'est regroupée quelques rues plus bas (ou plus
haut) pour profiter du spectacle, transforment cet instant en une vision
chaotique et fellinienne. L'ange de la mort passe sur nos têtes. L'incendie
éteint, la foule se disperse, le spectacle est terminé, quel dommage! dans le
fond de chaque habitant de Valparaiso, il y a un pyromane qui sommeille. Les
indiens qui habitaient là, quand Don Juan de Saavedra est arrivé, appelaient cet
endroit Aliamapa, le pays brûlé. Sans commentaire!"